MERCUÈS

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MERCUES doit son nom à Mercure à qui les Romains dédièrent le temple qu’ils construisirent sur ce site. On y trouva, en 1897, des médailles romaines.

Mercuès fut la résidence favorite des comtes-évêques de Cahors. Ceux-ci construisirent d’abord, aux XIVème siècle, une agréable maison des champs - en fait, une forteresse - sur les falaises qui dominent le Lot en aval de Cahors. On y jouit d’un admirable panorama sur la vallée. La bastide qui se développe à l’ouest du château fut créée dès le XIIème siècle.

Pendant la guerre de Cent ans, en 1426, le château fut pris et occupé pendant deux ans par le captal de Buch, soumis au roi d’Angleterre, par suite du ralliement à sa cause du baron de Durfort-Boissières. Il finit démantelé. Racheté par les consuls de Cahors et restauré, il fut saccagé à nouveau par les guerres de Religion : pris une première fois par les calvinistes sous les ordres de Duras, en 1563, il sera repris en 1568 et incendié.

Au XVIIème siècle, Monseigneur Habert, évêque de Cahors, le releva et y créa la terrasse et les jardins que l’on y admire encore aujourd’hui. Monseigneur Le Jay et Monseigneur Briqueville de la Luzerne, qui édifièrent le palais épiscopal de Cahors, s’intéressèrent également à la demeure. Les derniers travaux datent de Mgr Grimardias à la fin du XIXe siècle et furent réalisés par un élève de Viollet-le-Duc. Le château resta dans les mains des évêques de Cahors jusqu’à la séparation de l’Eglise et de l’État, en 1905. Il a depuis été transformé en hôtel.

A noter également à Mercuès, un moulin sur le Lot, qui appartenait aux ursulines de Cahors, et l’église, avec son absidiole romane, sa nef, ses chapelles gothiques et sa table de communion.

   

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