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Au XIIIè siècle, Cahors connaît une période d'expansion exceptionnelle, liée à l'arrivée de banquiers lombards et à la présence de marchands et d'hommes d'affaires d'envergure internationale : les Caorsins. Leur puissance s'exprime aux XIIIè et XIVè siècles sur les façades des maisons de la «rue droite» (rues Nationale, du Château du Roi et des Soubirous) : larges arcades pour les boutiques et les ateliers, beaux alignements de fenêtres géminées, à remplages ou trilobées aux étages. La brique est le matériau le plus couramment utilisé, la pierre étant réservée aux arcades des boutiques et aux éléments sculptés. | ||
| Le Cadurcien Jacques Duèze devient pape en 1316, sous le nom de Jean XXII. Il dote Cahors d'une Chartreuse, d'une université (concurrencée dès 1356 par le Collège Pélegry), lance le chantier des grands équipements sur le Lot (écluses, barrages, moulins ainsi que le pont Valentré), apportant un nouvel élan à la ville. | |||
| Vers 1345, les remparts existant sont doublés, une nouvelle barrière défensive est réalisée au nord (ponctuée de 11 tours carrées et de 2 tours portes) refermant le méandre de la rivière. Trois ponts la franchissent. Le plus ancien, le «pont Vieux» avec ses cinq tours de défense, assurait les liaisons nord-sud. Il fut complété par le pont Neuf (1291) à l'est, puis par le pont Valentré à l'ouest. Ce dernier offre aujourd'hui, avec ses trois tours fortifiées et ses six arches précédées de becs aigus, un exemple exceptionnel de l'architecture de défense médiévale. La lenteur du chantier (débuté en 1308, achevé en 1378) donna naissance à la légende du Diable : «L'architecte du pont, las de trop de lenteur, avait engagé son âme au diable en échange de son aide. L'uvre pratiquement achevée, il eut l'idée, pour se libérer de son pacte, de berner le diable en lui confiant un crible pour transporter l'eau nécessaire aux ouvriers. A titre de représailles, le diable arracha chaque nuit la dernière pierre de la tour centrale, remise en place la veille par les maçons». Lors de la restauration du pont, en 1879 par l'architecte Paul Gout, un petit diable fut sculpté au sommet de la tour pour rappeler la légende. |
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La Cathédrale résulte de
différentes campagnes de construction échelonnées du XIè au XVIIè
siècles dont les restaurations du XIXè siècle ont accentué la
disparité. La nef (1120) appartient à l'édifice roman commencé en
1112. Elle est composée de deux travées couvertes par deux coupoles
sur pendentifs de 16 m. d'envergure. Le portail nord (1150) s'apparente
aux grands ensembles romans de Moissac, Beaulieu, Souillac. L'abside,
commencée au XIIè siècle, fut reconstruite entre 1285 et 1293. Ce
nouveau chur gothique pourrait appartenir aux uvres majeures du
gothique méridional attribuées à Jean Deschamps.
Entre 1308 et 1316, le massif occidental fut érigé apportant une nouvelle façade à l'édifice : grâce aux destructions des maisons qui enserraient l'édifice, un nouveau parvis fut aménagé (place Chapou). |
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| Dès les XVè et XVIè siècles, on note divers aménagements intérieurs (chapelles) ainsi que la construction du cloître, entrepris vers 1506, qui offre un bel exemple de gothique flamboyant. | ||||
| A la fin du XVè siècle, les façades s'ornent d'un thème décoratif particulier qui apparaît pour la première fois dans la chapelle Notre-Dame de la Cathédrale (1484) : les moulures sont exprimées sous la forme de branches aux rejets coupés, associés à des roses épanouies et des soleils flamboyant. Ce style des «roses et bâtons écotés» se retrouve sur divers éléments de l'architecture (décors de portes, encadrements de baies, cheminées) : Maison Henri IV, collège Pélegry, Hôtel d'Alamand. Le XVIè siècle voit l'influence italienne envahir le décor des fenêtres. Une vie intellectuelle se développe autour de l'université (Clément Marot, Olivier de Magny). Au XVIIè siècle : création de mirandes en anses de panier au dernier étage, construction d'hôtels. L'art baroque ne se manifeste que sur les porches : effets de courbes et conte-courbes, pilastres cannelés, création de portes à vantaux surchargés de moulures et reliefs à décor de fruits, feuilles et mascarons. |
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Au XIXè siècle, la ville reconquiert l'ensemble de la boucle du Lot, choisissant comme axe principal l'ancien fossé des fortifications, aujourd'hui boulevard Gambetta. La hauteur des édifices, construits à partir de 1680 au pied des anciennes fortifications sera homogénéisée au début du XIX siècle (création de terrasses). La ville met en scène ses institutions tout au long du boulevard qui prend alors son aspect actuel : nouvel Hôtel de ville (1837-1847), Théâtre (1832-1842), Palais de justice (1857), Bibliothèque (1890). | ||
| Ainsi, de Louis XVIII à la IIIè République de grands aménagements ont été réalisés : travaux d'assainissement et de réseaux, percement et réalignement de rues. La création de quais le long du Lot, de vastes mails, promenades, jardins achèvent l'embellissement de la ville. | |||
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| Office de Tourisme de Cahors - Place François Mitterrand - 46000 Cahors - officetourisme@mairie-cahors.fr - Contact |
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Une réalisation Quercy.net |
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