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LES
CONFLITS SEIGNEURIAUX
La
paroisse de Corn comptait au Moyen Âge, quatre châteaux dont
trois subsistent :
le manoir de Mandens, sur la route de Figeac et les châteaux de
Goudou et de Roquefort, situés de part et d'autre du Celé.
Le
Château de Corn, qui se trouvait au centre du village a, lui,
disparu. Pour une paroisse d'une superficie moyenne, quatre
seigneuries différentes, déclenchent fatalement rivalités et
guerres privées qui, dès le début du Moyen Âge, vont déchirer
toute la vallée.
Mais
un château, au cours des siècles, semble avoir été, plus que
d'autres, marqué par ses luttes de pouvoir : il s'agit du
château de Roquefort. Edifié, comme son nom l'indique, sur le
sommet d'un rocher tombé de la falaise, Roquefort se développe
et se fortifie du XIIe au XVe siècles, jusqu'au point d'attirer
les convoitises de ses voisins.
C'est
le cas de Delphine Othon, qui, jeune veuve, vient d'être
dépouillée de son château de Camboulit - dont le donjon existe
toujours dans la commune du même nom - et qui, en 1430, pour
retrouver son bien, n'hésite pas à se marier avec Guillaume de
Lascazes, seigneur de Roquefort, qu'elle entraîne dans une suite
de conflits judiciaires et armés qui vont durer 23 ans !
Enfin,
en 1453, la tenace Delphine d'Othon
rentre en possession de ses biens d'origine, mais sans son mari
qui n'a pas vécu à l'aventure !
Le
conflit, cependant ne s'éteint pour autant, mais se ranime, un
siècle plus tard, opposant à nouveau les seigneurs Roquefort,
restés catholiques, à ceux Camboulit, passés au protestantisme.
Durant 15 ans, les deux familles se livrent une guerre sans merci,
faite d'assauts et de meurtres, qui culmine en 1587 où Gabriel de
Lascazes, seigneur de Roquefort, tue en duel Pierre Cornély,
seigneur de Camboulit, tous deux ont à peine 18 ans.
Epuisées,
les deux familles décident alors de renoncer à leur lutte en
faveur d'une politique d'alliance qui, en 15 aboutit au mariage
d'une Roquefort d'un Camboulit.
C'était
sans compter avec le destin. En 1621, les descendants des deux
familles, Gabriel de Lascazes et Marc de Cornély, devenus
beaux-frères et ralliés au camp catholique, sont assassinés
côte à côte dans guet-apens protestant.
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